
đ Le mandat de protection future vise Ă planifier Ă l’avance la possible perte d’autonomie en permettant au mandant de choisir librement un reprĂ©sentant pour gĂ©rer ses affaires personnelles et/ou ses biens en cas d’incapacitĂ©.
Il existe deux types de mandats : « pour soi-mĂȘme » et « pour autrui ». Le premier, majoritaire, peut ĂȘtre notariĂ© ou sous seing privĂ©, tandis que le second, obligatoirement notariĂ©, est destinĂ© Ă prĂ©parer l’avenir d’une personne handicapĂ©e.
đ§ Comment cela fonctionne ?
Contrairement Ă d’autres mesures de protection judiciaire, le mandat offre une libertĂ© contractuelle Ă©tendue dans le choix du reprĂ©sentant, qui peut ĂȘtre un membre de la famille, un proche de confiance, ou mĂȘme un professionnel qualifiĂ©.
Pour que le mandat soit effectif, l’incapacitĂ© du mandant doit ĂȘtre constatĂ©e par un mĂ©decin, et le mandataire doit fournir les documents nĂ©cessaires au tribunal judiciaire.
Les pouvoirs du mandataire dĂ©pendent du type de mandat. S’il est notariĂ©, le mandataire a des pouvoirs Ă©tendus sur les biens, mais certains actes nĂ©cessitent l’autorisation du juge. Des contrĂŽles annuels et des inventaires sont obligatoires.
đ¶ Combien ça coĂ»te ?
Les frais varient en fonction de la forme choisie. Outre les frais dâĂ©tablissement du mandat, sâajoutent des frais d’enregistrement (ce qui reprĂ©sente entre 500 et 1500âŹ). Et au moment du dĂ©marrage du mandat, il faut Ă©galement compter des frais dâactivation, des frais notariĂ©s de contrĂŽle annuel et Ă©ventuellement la rĂ©munĂ©ration du mandataire.
âĄïž Evidemment, il s’agit d’un sujet dĂ©licat Ă aborder. Comme pour le dĂ©cĂšs, anticiper la dĂ©pendance encourage une communication ouverte avec l’entourage pour Ă©viter les conflits potentiels.
